Russie : La sortie d’Arktika relance la lutte pour l’exploitation de l’Arctique

Le navire russe brise-glace à propulsion nucléaire Arktika, est rentré au port de St-Petersbourg le 17 septembre dernier. Le 22 septembre 2020, il a quitté St Petersbourg pour rejoindre Mourmansk, son futur port d’attache. Le trajet permettra une dernière fois d’expérimenter ses capacités de navigation en conditions extrêmes.

L’imposant navire, de classe LK-60Ya, mesure 173,3 mètres de long pour 14 000 tonnes de tirant d’eau. Destiné au transport d’hydrocarbures, il devrait permettre à Moscou de faciliter les livraisons à destination de l’Asie du Sud-Est (https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/la-russie-acheve-un-premier-essai-d-arktika-son-brise-glace-le-plus-puissant_3744621.html). La sortie de ce fleuron russe, repoussée plusieurs fois, relance le débat sur la lutte d’influence en Arctique mais aussi sur les dégâts causés dans le Grand Nord par le réchauffement climatique. Un réchauffement climatique qui serait, dans cette région précisément, deux fois plus rapide que sur le reste de la planète (https://www.arte.tv/fr/videos/086954-000-A/russie-arctique-la-nouvelle-frontiere/). Il s’agira dès lors pour Moscou d’exploiter la route reliant Murmansk au détroit de Bering, une nouvelle voie commerciale bientôt rendue praticable par la fonte des glaces (https://tecreview.tec.mx/2020/09/24/tendencias/arktika-el-rompehielos-ruso-nuclear/).

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