Capture d'écran tirée du film. Crédit DR.

Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un long-métrage en noir et blanc du réalisateur américain Russ Meyer. Un titre explosif qui donne d’entrée le ton : un film électrique et trépidant où s’entrecroisent sexe et violence. Le film narre l’histoire de trois super-women en quête d’absolu. À la recherche de sensations fortes, Varla, Rosie et Billie s’élancent sur les routes au volant de leurs bolides. Récit d’un roadtrip.

Un des attraits du film réside dans son casting. Pensé pour plaire aux hommes, il challenge bien plus le patriarcat qu’il n’y parait : 3 super-femmes dans un monde d’hommes.

L'affiche du film. Crédit DR.

L’affiche du film. Crédit DR.

Un casting sexy

Barbarella Catton, alias « Haji », était une actrice et strip-teaseuse canadienne. À ses côtés, Tura Sarana interprète le rôle de Varla, la meneuse de ce trio infernal. Experte en arts martiaux, ses compétences en karaté et aïkido s’avéreront être un atout utile lors du tournage du film. La dernière des trois pussycats est une blonde nymphomane incarnée par Lori Williams.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les pussycats possèdent un fort pouvoir de séduction. Mais le choix de ce casting tout en chair est loin d’être un hasard. Russ Meyer est connu pour son penchant pour les poitrines extrêmement volumineuses. Bien que ce fétichisme puisse être pris pour un culte de la femme-objet, ces pussycats sont bien plus que de simples bimbos.

Réception du film

Ce casting alléchant n’avait pas permis au film d’accéder au succès escompté. Lors de sa sortie en salle en 1966, Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un échec aussi bien critique que commercial. Le film se heurte à une audience qui, bien qu’habituée des films de Russ Meyer, est déçue de ne plus pouvoir se rincer l’œil sans éprouver une certaine gêne face au charisme des pussycats. Les critiques fusent. Cet échec est assez révélateur du climat social de l’époque. À une époque où les femmes commençaient à peine à revendiquer égalité et émancipation sexuelle, il est facile d’imaginer que la vue de ces dames sexuellement libérées et dotées d’une force surhumaine ait pu entraîner de vives réactions auprès du public.

Faster, Pussycat! Kill! Kill! ne gagnera que plus tard ses lettres de noblesse. En 1981, le célèbre réalisateur américain John Waters écrit dans son autobiographie Shock Value: A Tasteful Book About Bad Taste qu’il s’agit du meilleur film du monde. Ce petit bijou du cinéma conquiert ainsi le cœur du public et est érigé au rang de « film culte ». La reprise en 1983 de la chanson « Faster Pussycat », issue de la bande originale du film, par le groupe de rock américain The Cramps finit d’asseoir la renommée du chef d’œuvre de Meyer. C’est d’ailleurs sur cet air de musique que le film s’ouvre ; filmées en contre-plongée, les trois héroïnes fusent à toute allure à travers le désert.

Photo de bannière : capture d’écran tirée du film. Crédit DR.

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