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Liberté : la presse pleure mais ne rompt pas

Il y a une semaine, un drame historique s’est abattu sur la France. 17 décès par les armes de trois fous. Le pays, le monde, se sont élevés contre ces actes barbares et se sont mobilisés pour protester. Bilan de cette union contre le terrorisme.

Je ne parlerai pas des 17 décès. Je ne parlerai pas des trois assassins.

Non, je ne vais pas faire un édito en l’honneur des défunts. D’autres l’ont fait, encore d’autres le feront, tellement mieux que moi. Je veux retenir le positif de cette catastrophe. Ce n’est pas pour passer sous silence les horreurs que nous avons vécues, mais pour ne pas avoir à regarder par-dessus notre épaule, ne pas avoir à vivre dans la peur. Parce que dans chaque drame, un espoir pousse.

Ici, comment ne pas nourrir l’espoir d’une prise de conscience générale de la nécessité de la liberté de la presse, en d’autres termes, d’une liberté d’expression ? Comment ne pas espérer un sursaut d’orgueil des personnes à l’esprit critique engourdi ? Des millions de personnes se sont mobilisées pour montrer que nous ne nous laisserons pas faire. Que nous nous battrons pour nos droits. Que nous lutterons pour nos libertés. Comment ne pas percevoir cet élan comme un espoir, vecteur de notre travail ?

LE MONDE JOURNALISTIQUE MARQUÉ À VIE

Retenons que cette date va marquer un tournant dans le monde journalistique. Une génération Charlie naît. Cette génération, marquée par ces attentats, va avoir une motivation supplémentaire pour traiter l’information et se battre contre la censure. Parce que non, ils n’ont pas tué la presse, non, ils n’ont pas abattu notre motivation. Au contraire. C’est aujourd’hui la stratégie de l’hydre qui s’opère : ils ont coupé une tête, nous allons en faire repousser d’autres. Encore plus solides. Encore plus déterminées. Dans chaque pays, des plumes pousseront sur le terreau de la liberté.

La liberté ne s’abat pas par balle. Faisons que la liberté soit invincible. Portons plus que jamais la plume dans la plaie, pointons du doigt ce qui gêne, montrons ce qui dérange.

Continuons le travail.

Au Journal International, chaque membre s’est vu grandi par cet événement. Chaque contributeur a pu sentir en lui monter une envie encore plus grande de s’exprimer et d’informer. Ils ont voulu nous faire peur, ils nous ont donné une motivation indéfectible. Celle de vous communiquer chaque donnée importante que nous trouvons, de creuser chaque parcelle d’information pour les analyser pour vous, de vous informer sans détour, quoi qu’il arrive. Parce que notre bataille à nous, c’est l’information, notre arme, la liberté.

Voltaire résumait très bien notre volonté : « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

Le journalisme n’est pas mort. La liberté n’est pas enterrée. Au contraire, elle a grandi, plus que jamais.

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