Pandemie de Covid-19: Entre peur et espoir

L’épidémie de coronavirus a pris de l’ampleur en Europe ces dernières semaines au point d’être requalifiée en pandémie à l’échelle mondiale. Actuellement, une phase de confinement est en place dans dans une grande majorité des pays. Pour rappel, le premier cas avait été découvert en Chine début décembre 2019 sur un marché de Wuhan. Profitant des échanges, il n’a fallu que quelques semaines pour détecter le virus hors de Chine. Doit-on vraiment craindre ce virus ? Est-il plus virulent aujourd’hui qu’au début de l’épidémie ? 

Actuellement, il ne se passe pas un jour sans qu’un pays ne signale des nouveaux cas de coronavirus(Covid-19) sur leur territoire. L’évolution rapide de l’épidémie a conduit l’OMS à la requalifier en pandémie. Face à cette situation, de nombreux pays adoptent des mesures sanitaires visant à endiguer la propagation du virus. Ces mesures vont de  la mise en quarantaine d’individus suspects jusqu’au confinement total des populations. Les autorités informent également la population de la conduite à tenir dans le cas d’une suspicion de contamination.

Le 27 janvier 2020, l’OMS a réévalué le degré de menace lié au virus au niveau mondial passant ainsi de “modéré” à “élevé”. Cette réévaluation était annonciatrice de la virulence de ce virus qui était encore sous estimée à cette époque par de nombreux pays Européens.

Un taux de mortalité ET DES QUESTIONS

Le taux de mortalité faible annoncé par la Chine (de 1 % à 3 %) ne semble pas correspondre au taux de mortalité enregistré en Europe (7%-8%). Le virus n’ayant pas muté entre la Chine et l’Europe, ce taux laisse donc supposer que les chiffres du gouvernement chinois étaient loin de la réalité. Il reste à savoir si ces chiffres ont été communiqués de la sorte de façon volontaire ou s’ils sont le fruit d’une mauvaise gestion de données. De plus, il est important de lire le taux de mortalité comme un “indicateur” et de ne pas tenir compte de sa valeur brute. En effet, le nombre de patients réellement atteints du Covid-19 étant inconnu, le taux de mortalité ne peut pas être le reflet de la réalité.

Quoi qu’il en soit, ce virus peut avoir de graves conséquences notamment chez des personnes fragiles. Les sujets âgés, immunodéprimés, ou avec des comorbidités seront davantage à risque. Les coronavirus peuvent se transmettre par voie aérienne, au contact de sécrétions ou d’objets contaminés, particulièrement en période hivernale. La période d’incubation du virus se situe entre 2 et 14 jours avec une moyenne de 3 à 5 jours.

Même si le taux de mortalité annoncé par la Chine était faible, il était déjà 10 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière (0,3%). C’est pourquoi la mise en place de mesures préventives était essentielle. Or, la prudence était de mise du côté des autorités nationales et internationales lors des premiers jours suivant la découverte de ce nouveau virus. Les mesures se limitaient à l’incitation à une hygiène rigoureuse et la mise en quarantaine des sujets suspects. Depuis, les autorités ont pris de nombreuses décisions sanitaires fortes. Parallèlement, elles ont parfois pris des décisions paradoxales comme le maintien des élections municipales en France.

Un espoir de traitement?

A l’heure actuelle, aucun traitement spécifique ou vaccin n’est disponible contre ce virus. Cependant, les Etats-Unis ont annoncé  que de multiples pistes étaient à l’étude. Parmi celles-ci figurent un médicament anti-VIH(Kaletra), une combinaison utilisée contre le coronavirus MERS (antiviral et immunothérapie) et un antiviral du laboratoire Américain Gilead testé dans le passé contre Ebola.

De nombreuses autres pistes sont envisagées telles que l’utilisation d’hydroxychloroquine. Ce médicament aurait montré,  selon l’Institut méditerranée infection, des signes d’efficacité face au coronavirus.

Parallèlement, la première cartographie 3D du coronavirus Covid-19 réalisée par une équipe de scientifiques américains a permis d’identifier la protéine clé du virus. Cette protéine (protéine de structure) permet à un virus de pouvoir pénétrer dans différents types cellulaires pour les infecter. La découverte de cette protéine ouvre la voie à un nouveau vaccin.

 

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