L’Union européenne (UE) se trouve actuellement dans une position diplomatique très délicate. Le 18 mars, l’armée turque a conquis Afrin, bastion des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) proches du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré, lui, comme l’ennemi numéro un de la Turquie. Des milliers de Kurdes syriens sont donc contraints de fuir la région, cherchant une protection inexistante.
Ne sachant où donner de la tête et qui soutenir, l’UE choisit de ne pas choisir, encourageant ainsi le bafouage des droits de l’Homme en Syrie et en Turquie. D’un côté, l’UE n’ose pas condamner la Turquie, membre de l’OTAN, qui retient actuellement des milliers de réfugiés et menace de les laisser accéder aux pays de l’UE. D’un autre côté, les YPG se sentent délaissées par l’UE, leur principal soutien avec les Etats-Unis contre le régime d’Assad.

 

Étudiante en science politique, curieuse, je (re)dessine le monde avec légèreté.

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