Wwoof, Couchsurfing et MindMyHouse : sharing economy et vacances low-cost

Avec le développement de la sharing economy sont apparues de nouvelles idées de vacances : un prix bas ou nul, conjugué avec le plaisir et la tranquillité.

Wwoof, Couchsurfing et MindMyHouse sont trois plateformes de partage. Depuis 2010, ces plateformes ont acquis une grande communauté. Selon leurs sites, elles comptent respectivement un peu moins de 100 000, 14 millions et 15 000 utilisateurs. Leurs propositions sont intéressantes, économiques et conviennent à une communauté de jeunes adultes principalement. En effet, ces derniers sont souvent plus favorables à l’idée de mettre de côté un certain confort en faveur d’une possibilité d’aventure ou d’un moindre prix.

Les propositions

Wwoof naît de l’expérience en ferme de l’anglaise Sue Coppard dans les années 1970. Cette idée trouve toutefois sa dimension idéale grâce à Internet. Elle offre un réseau de fermes qui fournissent gîte et couvert gratuits pour de brèves périodes en échange d’une aide dans les travaux fermiers. L’idée repose sur l’aide mutuelle et le droit à la tranquillité grâce à l’hébergement en dehors de la ville.

Couchsurfing, né en 2007, recueille des personnes qui offrent une place gratuite sur un canapé dans leur maison. Cette plateforme offre une vision de partage, pour le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes, potentiellement de futurs amis.

L’housesitting est une manière de voyager liée à plusieurs sites en ligne. Le plus fiable d’entre eux est MindMyHouse. Une maison est offerte gratuitement par l’hôte en échange de l’entretien de cette dernière (ménage, soin des animaux, etc…).

L’idée

Toutes ces propositions différentes soutiennent une vision de confiance en l’autre, et d’échange à la fois avantageux et international. Cette vision est appréciable pour une personne avec le désir de voyager, de rencontrer des locaux, d’être utile aux autres, et tout ça sans grands moyens.

C’est ainsi que s’explique l’énorme succès de cette forme particulière d’économie : la sharing economy. Bien qu’elle n’arrive pas vraiment à menacer les structures traditionnelles, elle occupe déjà une part importante du marché.

Le problème de la sharing economy

Bien sûr, cette vision n’est pas de dépourvue de risques. Elle implique de faire confiance à de parfaits inconnus en les laissant entrer dans notre propre maison, ou, de l’autre point de vue, entrer dans la maison d’inconnus.

Mais le principal problème de la sharing economy est son vide normatif. Cela peut créer des problèmes au niveau des couvertures légales des éventuels contentieux. Le manque de législation permet aussi à la sharing economy d’exercer une concurrence déloyale au tourisme traditionnel, à cause de son prix et de sa facilité d’accès principalement. Elle peut ainsi devenir un danger. Par exemple, il y a le risque de baisser le service de l’hôtellerie, réglé justement pour tenir la concurrence.

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