Enver Hoxha. Crédit Petrit Kumi.

DOSSIER SPÉCIAL ALBANIE | La répression communiste en chiffres

Pendant deux semaines, notre journaliste albanais Leon Mollaj vous emmène à la découverte de son pays d’origine. Immergez-vous au cœur de cette nation méconnue des Balkans. Nous nous penchons aujourd’hui sur la sanglante période communiste.

Le Parti communiste albanais a été fondé le 8 novembre 1941 par Enver Hoxha. Avec l’aide de la Yougoslavie de Tito, il arrive au pouvoir en 1944. C’est alors le début d’une cinquantaine d’années d’isolation pour le pays. Le régime fut accusé de nombreux crimes à l’encontre de la population. Les atrocités de cette période sont souvent comparées à celle de la guerre de 1912-1913.

Infographie : Auriane Guiot.

Infographie : Auriane Guiot.

Le régime accusait régulièrement les différents cultes du pays de refuser de coopérer et de comploter à son encontre. Il a attaqué le clergé catholique, les musulmans, les orthodoxes et les bektâchis. Ces violences ont très souvent mené à des massacres.

Infographie : Auriane Guiot.

Infographie : Auriane Guiot.

Fréquenter un lieu de culte pouvait conduire à l’emprisonnement, voire la condamnation à mort.

« Religion, opium du peuple ! » (slogan communiste albanais d’époque)

La période communiste a aussi été marquée par la torture. De nombreuses pratiques ont été dénoncées : coup de bâtons jusqu’à détachement de la chaire, peau percée avec du métal brûlant, électrocution, sel dans les plaies, ébouillantage, dynamitage des parties intimes, écrasement des doigts à la pince, introduction d’aiguilles et arrachage d’ongles, plantage de clous dans le corps, extraction des yeux au couteau… la liste est longue.

Les personnes accusées d’être « anticommunistes », risquaient d’être enterrées vivantes. Une histoire célèbre est celle d’un jeune homme albanais qui fut condamné à 15 ans de prisons avec travaux forcés sans procès pour des soupçons de liens avec les anticommunistes. Cette époque très sombre a profondément marqué le pays.

Image de bannière : Enver Hoxha. Crédit Petrit Kumi.

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